Mittwoch, 15. Oktober 2008

Über 'Soleil Noir' und deren eventuell verkürzten Perzeption in den Medien

Es mag wohl in der letzten Zeit der Eindruck entstanden sein, dass ich, wenn nicht direkt ein Mitglied, so doch zumindest ein Intermediär des in den Medien in die Nähe des Rechtsextremismus gerückten Vereins 'Soleil Noir' aus Lausanne sei. Dieser Eindruck ist, trotz den eventuell hilflos anmutenden Versuchen, zwar nicht für diesen Verein und seine Inhalte einzustehen, aber doch eine vorsichtig objektive Bewertung seines Tuns zu unternehmen, falsch. So teile ich zum Beispiel so gar nicht die (politische) Äusserunge des Vereins auf seiner Homepage - die globale Vereinheitlichung, "die grosse, fade Suppe des Multikulturalismus" abzulehnen. Dies steht meinem Ideal von einem friedlichen Mit- und Füreinander der Menschen unabhängig von Herkunft, Ethnie, Religion, Geschlecht etc. diametral entgegen. Vielfalt ist - freilich eingebunden in einen Wertekanon, der aufgrund seiner Tradition der Kritik und der Aufklärung dezidiert westlich zu sein hat - sehr erstrebenswert. Auch bringe ich dem Modell des Multikulturalismus bswp. US-amerikanischen Zuschnitts sehr viel Wohlwollen entgegen. Die diesbezügliche gesellschaftliche Vielfalt in der Schweiz, wo sich der Ausländeranteil an der Bevölkerung auf 21.3% beläuft, begrüsse ich.

Nichtsdestotrotz scheint mir eine kritische Betrachtung der Antifa-Aktion angebracht zu sein. Denn das Recht, die freie Meinung ohne Androhung oder Ausübung von (physischer) Gewalt auszuüben, scheint mir ein unverhandelbarer Wert einer aufgeklärten Gesellschaft zu sein. Dass diese liberale Tradition selbst freiheitsfeindliche Akteure zu Wort kommen lässt, ist dabei das Systemrisiko. Was tun? Die liberale Tradition der Schweiz, auch unliebsamen Gruppierungen das Recht auf freie Meinungsäusserung - sofern sie nicht strafrechtlich relevant ist und beispielsweise gegen die Antirassismusstrafnorm verstösst, zuzugestehen, scheint mir trotz des Risikos ein richtiger Ansatz zu sein (in der Schweiz sind als politische Organisationen nur die Kaida und die NSDAP verboten). Durch die Veröffentlichung von Argumenten, die nachweislich falsch sind, kann sich eine fragwürdige Gruppe vermutlich auf dem (politischen) Markt der Ideen kaum nachhaltig durchsetzen.

Das Problem scheint mir eher zu sein, dass das Nachleben faschistischer Tendenzen in der Demokratie bedrohlicher ist als faschistische Tendenzen gegen die Demokratie. So gesehen können vereinzelte Faschisten und/oder Nationalsozialisten zwar für Minderheiten eine reele Gefahr darstellen, was es zu verhindern gilt, doch aufgrund der Marginalisierung solcher rechtextremistischen Akteure besteht für die Demokratie (zur Zeit) keine ernsthafte Gefahr. Sollte sich dies ändern, so liegt es dann an den zuständigen Behörden, diese Gefahr abzuschwächen (ganz beseitigen lässt sie sich wohl nicht). Faschistische Tendenzen in der Demokratie, wie zum Beispiel die auch von Gewerkschaften wiederum vor dem Hintergrund der bilateralen Personenfreizügigkeit zwischen der EU und der Schweiz geschürten Ängste vor angeblichem Lohn- und Sozialdumping aufgrund der möglicherweise günstigeren Konkurrenz ausländischer Arbeitskräfte auf dem Schweizer Arbeitsmarkt oder die teilweise vorurteilbeladene Darstellung von Ausländern durch die wählerstärkste Partei der Schweiz, die SVP, sind potentiell hingegen um einiges gefährlicher, da sie eine gemeinschaftsbildende ideologische Kraft für das Einstehen für die 'Nation' befeuern können.

Diese Einsichten sind mir ein Anliegen, wenn es um die Deutung der antifaschistischen Aktion vom Samstag geht. Ich möchte keineswegs als Befürworter des Vereins 'Soleil Noir' sowie der Band erscheinen, trotzdem möchte ich versuchen, das meines Erachtens fragwürdige Vorgehen der Antifa kritisch zu beleuchten.

Aus diesem Grunde zitiere ich hier ein Communiqué, das 'Soleil Noir' auf ihrer nun offenbar doch nicht geschlossenen Seite geschalten hat:

"::COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION SOLEILNOIR::

Depuis sa création, SoleilNoir s'est toujours explicitement distancié de toute idéologie passée, présente ou future. Sa nature apolitique et strictement culturelle figure dans ses statuts. Aucun des membres de SoleilNoir n'a jamais eu aucune activité de nature politique ou idéologique. Nous avons a plusieurs reprise affirmé et réaffirmé notre mépris pour la chose politique, la nature strictement culturelle et musicale de nos intérêts et de nos activités, destinées à un petit cercle d'amateurs cultivés et non-violents. Celles-ci n'ont jamais donné lieu au moindre débordement de quelque nature que ce soit. La plupart des concerts par nous organisé se sont tenu dans un lieu dont le propriétaire est bien connu dans les milieux de la gauche antimilitariste et anarchiste. Celui-ci, pas davantage que nous-mêmes, n'aurait jamais toléré le moindre signe, livre, geste, etc., interdit dans ses murs. La musique que nous défendions à travers SoleilNoir est de nature essentiellement acoustique, contemplative, mélancolique, d'inspiration «folk», médiévale ou classique, ambiante et toujours mélodique. Elle ne saurait attirer un public de skinhead.

On nous reproche notamment l'utilisation d'un symbole connoté de par son association avec un régime. Sur notre site figure depuis le début une explication claire à ce sujet, encore reprise et développée par la suite:

«La roue solaire, sous ses différentes formes, est un symbole presque universellement répandu, dont l'origine se perd littéralement dans la nuit des temps… Le modèle que nous utilisons est le modèle le plus classique de fibule franco-alémane, dont des dizaines d'exemplaires ont été découverts par les archéologues. C'est précisément la raison pour laquelle il a également été marginalement utilisé par des groupes mystiques au début du siècle passé et jusque sous le IIIe Reich… Pour autant, deux décennies d'usage malheureux ne sauraient annihiler la valeur d'un signe sacré entre tous, qui mérite d'être réhabilité.»

Aujourd'hui, alors que nous-mêmes, le groupe Camerata Mediolanense et le bar «Elvis et Moi» avons été victimes d'une agression inqualifiable de la part d'un groupuscule d'extrémistes organisés et violents pour qui nous étions des cibles faciles, c'est nous qui nous retrouvons sur le banc des accusés, et sommes contraints de nous défendre et de nous justifier. La presse s'intéresse à nous, qui avons toujours agis à visage découvert parce que nous n'avons jamais rien eu à cacher, bien davantage qu'aux casseurs, qui demeurent introuvables et ne seront probablement jamais inquiétés. Elle justifie ainsi sans l'avouer les actes barbares qui se sont déroulés samedi soir à Fribourg. Elle donne raison et parachève l'œuvre de ces voyous, qui se voient confortés dans leur impunité. Nous n'aurions pas cédé devant la violence physique, mais nous ne pouvons tenir tête à la curée médiatique dont nous sommes victimes, dont les conséquences tant privées que professionnelles sont incalculables. Les casseurs peuvent jubiler, ils ont gagné.

La situation nous amène à nous poser quelques questions:

Pourquoi aucun/e des journalistes qui ces derniers jours ont consacré tant de lignes ou de temps d'antenne à SoleilNoir ne s'est intéressé d'un peu plus près aux milieu autonomistes bernois qui ont revendiqué l'attaque? Paresse, trouille, sympathie, un peu des trois?

Pourquoi le site web de SoleilNoir fait-il l'objet de tant d'intérêt, alors que personne, jamais, n'a jusqu'ici ne serait-ce que mentionné celui d'Indymedia, qui publie jour après jour les menaces et les communiqués triomphants des agresseurs?

Comment les affirmations péremptoires d'une source aussi clairement située politiquement que M. Hans Stutz, militant d'extrême-gauche mais systématiquement présenté dans les médias comme un observateur professionnel, neutre et fiable, peuvent-elles être prises pour paroles d'évangile, alors que toutes celles qui viendraient les contredire sont tout aussi systématiquement considérées avec suspicion, voire rejetées d'emblée? Comment par exemple est-il possible qu'aucun des nombreux journalistes à qui nous avons parlé ces derniers jours n'avait jamais fait l'effort d'écouter ne serait-ce qu'un seul morceau de Camerata Mediolanense?

Comment peut-on parler de «règlement de comptes» alors que nous n'avons jamais attaqué, ni physiquement ni verbalement, ni explicitement ni implicitement, ni appelé à la violence envers qui que ce soit?

Comment peut-on en arriver à détruire des individus en associant leurs noms au nazisme ou à l'extrémisme politique alors qu'ils s'en sont toujours explicitement distanciés?

Comment peut-on en arriver à ce qu'une victime de violence puisse se retrouver accusée de l'avoir «provoqué» par son «ambiguïté»?

Comment peut-on en arriver à une situation où il vaut mieux être violent, dans l'illégalité la plus complète, mais ouvertement d'extrême-gauche, plutôt que pacifiques, innocents de tout acte illicite, mais soupçonné de sympathies pour l'extrême-droite?

Qui sont les fachistes? Et qui sont leurs complices?

Dans quel monde vivons-nous??

S.N./14.10.08"

Quelle: 'Soleil Noir'

Dieses Communiqué kann man wohl miteinbeziehen zu einer möglichst objektiven Deutung der Vorkomnisse. Weiter darauf einzugehen habe ich jedoch nicht vor.

Zu Hans Stutz, dem Rechtextremismus-"Experten", der in den Medien zur Zeit zitiert wird, habe ich folgende Zitate gefunden, die auf dem Profil in seiner Funktion als Mitglied des Grossen Stadtrates von Luzern zu finden sind:

"Bürgerliche Sparpolitik führt zum Auseinanderklaffen der Gesellschaft: Doch der gesellschaftliche Reichtum wurde kollektiv erarbeitet und soll daher allen zu Gute kommen."

"Die Finanzpolitik der Stadt Luzern folgt weitgehend neoliberalen Hirngespinsten: Steuerwettbewerb statt Steuerharmonisierung, Sparen bei den Angestellten, Ausgabenbremse, etc.: Dies soll sich ändern."

Quelle: Grosser Stadtrat von Luzern

Dass diese Statements sagenhaft dämlich sind, brauche ich wohl nicht zu spezifizieren. Dennoch ist vor allem im ersten Zitat eine strukturelle Ähnlichkeit zum vorhin eingeführten (Post)Faschismus-Begriff nicht von der Hand zu weisen, in dem der Politiker Hans Stutz fordert, dass es um das Ganze geht, dass das Kollektiv vom gesellschaftlichen Reichtum zu profitieren habe (das dies zwar 'visionär' betrachtet ein nobles Anliegen ist, ist klar. Jedoch ist eine solche Verteilung von Reichtum im Kapitalismus wohl kaum möglich, dazu bedürfte es wohl bestenfalls einer Einforderung der uneingelösten Versprechen des Kapitalismus oder schlechtestenfalls einer Überwindung des Kapitalismus. Diese Widersprüche der gesamtgesellschaftlichen Reproduktion des Systems Kapitalismus in freiwilliger Absicht gälte es also herauszukehren und nicht die Fokussierung auf fetischisierte Kapitalismuskritik, die an der Zirkulationssphäre ansetzt).

Der Politiker Hans Stutz ist also nicht davor gefeit, sich in gewichtigen Widersprüchen zu verheddern. Es ist daher durchaus denkbar, dass der Journalist Hans Stutz trotz seiner grundsätzlich notwendigen antifaschistischen Aufklärungsarbeit auch in der Bewertung der Gothic-Szene verkürzte bis eventuell sogar unzulässige Schlüsse zieht.

Kommentare:

Pesche hat gesagt…

Mir ist der Zusammenhang zwischen Steuerpolitik und Rechtsextremismus ehrlich gesagt ziemlich schleierhaft. Warum genau sollte das, meinetwegen „sagenhaft dämliche“ Statement zu Ersteren denn seine Expertise in Zweiteren ausschliessen? Mal ganz davon abgesehen, dass er diese (die Expertise auf dem Gebiet des Rechtsextremismus) bereits mit seiner sagenhaft dämlichen Skinhead-Vorstellung, die übrigens so oder ähnlich auch von Soleil-Noir geteilt wird („Elle ne saurait attirer un public de skinhead.“), verspielt hat.

Darüberhinaus scheint mir dein Versuch, seine Aussagen in die Nähe von (post)faschistischen Strukturen zu stellen, doch eher misslungen. Oder ich kann deiner Vorstellung von postfaschistischen Strukturen zumindest nicht ganz folgen. Denn mE ist die Forderung nach Reichtum für alle (nicht fürs Volk oder Vaterland, für ALLE), steuerpolitischer Zusammenhang mal aussen vor, ein ziemlich nobles Anliegen, das nichts aber auch gar nichts mit Faschismus zutun hat.

ashcroft hat gesagt…

Also ich bin mit Dir einverstanden. Ich halte Soleil Noir und Camerata Mediolanense überhaupt nicht für faschistisch und die Aktion der militanten Antifa für sehr Schwachsinnig und realitätsfremd.

So haben sich die Nazis gegenüber den Juden verhalten.

Darüber sind sich wohl die meisten einig.

Sowieso: mit Gewalt gegen etwas vorzugehen kann nicht der richtige Weg sein. Selbst gegen Nazis nicht.

Pesche hat mE aber auch recht. Der Versuch, Hans Stutz oder wie der heisst mit dem Faschismus in Verbindung zu bringen, ist fast genauso realitätsfremd, wenn nicht noch mehr, wie die Aktion der Antifa.

best Greetings

Antagonist hat gesagt…

Ein allfälliger Zusammenhang zwischen Steuerpolitik und Rechtsextremismus ist zweifellos schwierig herstellbar. Insbesondere ist die Kurzschliessung von Ersterem mit Letzterem in Bezug auf die Bewertung des Expertenstatus von H. Stutz wohl kaum zulässig. Die Kritik ist insofern berechtigt.

Dennoch möchte ich versuchen, diesen losen Zusammenhang, wie ich ihn zu konstruieren versuchte und versuche, genauer zu erläutern.

Mir schwebt ein (Post)Faschismus-Begriff vor, wie er ebenfalls von Stephan Grigat vom Café Critique im verlinkten youtube-Video im eigentlichen Beitrag formuliert wird. Dabei zeigt er auf, dass die Vorstellung, dass es "Um's Ganze geht", ein strukturelles Merkmal des Faschismus sei. Er erinnert dabei insbesondere an die Losung der Nationalsozialisten, dass Gemeinwohl vor dem Eigenwohl käme. Indem H. Stutz also in seiner Eigenschaft als Politiker fordert, dass "der gesellschaftliche Reichtum", der angeblich "kollektiv erarbeitet" wurde, "allen zu Gute kommen" solle, bewegt er sich strukturell verdächtig nahe an dieser Losung.

Denn würde man den Reichtum, also wohl das Bruttoinlandsprodukt, möglichst gerecht verteilen wollen, führte dies wohl früher oder später zu einem grandios aufgeblähten Verteilungsstaat, in dem die private Initiative z.B. mehr leisten zu wollen kein Anreiz mehr darstellen würde. Ein umfassender Fürsorgestaat von der Wiege bis zur Bahre jedoch, der für Gerechtigkeit sorgen soll, schränkt die Freiheit des Individuums ein - denn gemäss dem Diktum von Max Horkheimer sind "Freiheit und Gerechtigkeit dialektische Begriffe. Je mehr Freiheit, desto weniger Gerechtigkeit und je mehr Gerechtigkeit, desto weniger Freiheit." Daran gilt es sich zu erinnern, wenn man danach fragt, was denn das optimale Verhältnis von Gerechtigkeit und Freiheit sei.

Aber um nicht allzu stark vom eigentlichen Punkt abzudriften: Natürlich versuche ich nicht, H. Stutz mit dem "Faschismus in Verbindung zu bringen" - denn dies würde mir angesichts der linken politischen Ideen Stutz' nicht gelingen können und desweiteren ist er ein wichtiger Beobachter der rechtsextremen Szene - also eine noble und engagierte Tätigkeit. Um was es mir geht, ist der Versuch, die strukturelle Ähnlichkeit zwischen dem Faschismus und der von H. Stutz formulierten kollektivistischen Forderung herauszukehren. H. Stutz fordert, dass das Kollektiv, das den Reichtum erarbeitet habe, auch angemessen daran zu partizipieren habe.

Wer meine früheren Kommentare gelesen hat (z.B. beim Beitrag zur Finanzkrise, wo ich schreibe: "(...) um möglichst viel Reichtum für alle zu generieren"), weiss, dass Stutz' Anliegen gewiss nobel wirkt. Allerdings verliert die Erhabenheit zumindest ein bisschen an Glanz, indem er sich - ganz in einem kämpferischen gewerkschaftlichen Duktus - auf das Kollektiv beruft, das angeblich finanzpolitisch von "neoliberalen Hirngespinsten" in die Irre geführt werde und angeblich vom Steuerwettbewerb geschröpft werde. Die Anrufung eines wie auch immer verstandenen Kollektivs führt letztlich in die totale Nivellierung der Gesellschaft. Dass es also schlechterdings nicht um das Ganze, das sich vielfach in Ideologie erschöpft, gehen sollte, sondern vielmehr um das Notwendige, dessen Ausdruck die kritische Analyse sein muss, ist auch Aufgabe eines (kritischen) Journalisten und Politikers wie H. Stutz einer ist.